Article
Le monde change plus vite que ce que la plupart des gens réalisent
Je n'ai jamais vu un écart de connaissance aussi profond que celui lié à l'intelligence artificielle.
Plus je parle avec des amis et des connaissances de l'IA, de l'automatisation et de l'avenir du travail, plus je remarque quelque chose d'inquiétant.
Tout d'abord, la plupart des personnes en âge de travailler n'ont jamais testé un modèle de langage. Pour elles, l'IA n'est qu'un mot entendu quelque part dans les actualités — sans réelle idée de ce que cela représente. Parfois, elles en plaisantent, et cela s'arrête là.
Ce qui m'a vraiment frappé, c'est la manière dont les médias généralistes en Slovaquie parlent de l'IA. La seule mention récente que j'ai vue était une information où l'on demandait à une IA qui serait le prochain Pape. Si c'est cela le niveau de couverture médiatique, il n'est pas étonnant que l'écart d'information continue de se creuser.
Ensuite, la génération qui a aujourd'hui une idée très vague de ce qu'est l'IA a déjà vécu plusieurs booms technologiques. Elle se souvient que, entre le battage médiatique et l'impact réel sur leur quotidien, il s'écoulait souvent dix ans — parfois plus. Quand on regarde la lenteur avec laquelle certaines parties du secteur public slovaque adoptent les réformes numériques, on pourrait même parler de vingt ans.
Ces expériences façonnent la manière dont certains perçoivent les évolutions actuelles, et sincèrement, je comprends parfaitement leur point de vue.
Mais ma perspective est bien différente.
J'ai commencé à travailler avec l'intelligence artificielle générative entre la fin de 2022 et le début de 2023. Dès les premiers essais, j'ai vu à quel point elle pouvait accélérer mon travail, notamment en programmation. En parallèle, j'ai commencé à ressentir un certain vide, une agitation intérieure, dont j'ai parlé sur ce blog. Avec le temps, ma vision a évolué, et j'ai rassemblé tous mes articles sur le sujet dans une section dédiée.
Il est important de comprendre que, bien que des centaines de millions de personnes aient déjà interagi brièvement avec des outils d'intelligence artificielle, seule une fraction relativement petite possède une expérience pratique et approfondie. Ce petit groupe voit clairement à quel point le monde peut changer radicalement en seulement un ou deux ans. Ils remarquent que le paysage technologique actuel est déjà très différent de celui d'il y a quelques mois.
Rejoindre la Bibliothèque
Accès complet à mes pensées, histoires personnelles, observations et ce que j'entends des gens que je rencontre.
Rejoindre la Bibliothèque — €29,99 par anRecevez l’article complet par e-mail et n’hésitez pas à répondre si vous souhaitez en discuter davantage.
Résumé
Articles connexes
Je construis un système d'IA pour prédire le S&P 500. Il tourne sur ma propre machine, utilise des données publiques gratuites — yfinance, FRED, le jeu de données Shiller — et évalue chaque prévision face à la réalité. Cette série documente la construction elle-même : les décisions, la méthodologie, les erreurs. Ce que je partagerai finalement du système en fonctionnement est une question séparée, et honnête.
Hier, je n'arrivais pas à m'arracher à l'ordinateur. Quand j'ai levé la tête, il était huit heures et demie du soir. J'étais resté seul à l'étage pendant environ trois heures.
L'IA va-t-elle prendre mon travail ? Un formateur certifié Google m'a dit en juin 2024 que ma profession cesserait d'exister. Vingt-deux mois plus tard, mon intitulé de poste n'a pas changé — mais quatre-vingt-dix pour cent de ce que je fais dans la journée est différent. J'ai délégué plus de ma réflexion à des agents IA que je ne l'aurais cru possible. Je n'ai pas peur. Voici pourquoi, et ce que cela signifie pour quiconque se pose la même question.
Plus d'articles
Une heure. Cinquante-cinq minutes. Voilà le temps qu'il m'a fallu pour construire ce qu'une société tchèque de logiciels avait chiffré à plus de 50 000 €. Je l'ai construit avec Claude Code. Pas un prototype. Pas une preuve de concept. Un outil fonctionnel — celui dont l'entreprise avait réellement besoin. Le soir même, il tournait sur un environnement de test. Ce n'est pas à propos de Claude Code. C'est à propos de ce que Claude Code met à nu.
J'ai mené environ cent cinquante entretiens pratiques au cours des quatre dernières années. Cinquante pour des postes de spécialistes en données. Une centaine pour des spécialistes en publicité et en marketing de performance. Dans la quasi-totalité des cas, il s'agissait de s'asseoir face à un candidat devant une tâche pratique — quelque chose de proche d'un problème réel que nous devons effectivement résoudre dans l'entreprise. Pas de théorie. Pas de trivialités. De la résolution de problèmes. Avec le temps, j'ai commencé à percevoir un schéma récurrent.
Avant d'enseigner quoi que ce soit à l'IA, il faut voir ce qu'elle vous cache.
Dès que d'autres personnes ont eu besoin d'y accéder, le problème a complètement changé. Il ne s'agissait plus de savoir si l'agent pouvait apprendre. Il s'agissait de savoir qui avait le droit de lui enseigner.
Je voulais construire un agent qui ne se contente pas d'assister. Un agent qui agit.
Voici ce que j'ai appris sur l'IA locale versus le cloud, et pourquoi je suis passé à Claude Code.
Cette réaction est très probable.
Quatre jours en Catalogne. Sans ordinateur, sans IA, presque sans réseaux sociaux. J'ai acheté ce carnet pour y noter ce à quoi je penserais et ce que je rencontrerais et apprendrais durant le voyage.
