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Je suis surpris par l’usage confiant de mots comme « certitude » et « causalité »
Aujourd’hui, je suis tombé sur une publication sur LinkedIn d’un spécialiste du numérique. Il affirmait avec assurance qu’un test A/B permettait de déterminer non seulement une corrélation, mais la véritable causalité. Il utilisait des mots comme « certitude », comme si les statistiques faisaient partie de la physique newtonienne — claires, absolues, indiscutables. Ce niveau de confiance me surprend. Moi, je ne l’ai pas.
Nous voyons des causes là où il n’y en a pas
Notre cerveau a besoin d’ordre. Quand quelque chose se produit après autre chose, nous pensons instinctivement : « la première chose a causé la seconde ». Mal de tête ? C’est sûrement le café. Nous sommes faits pour chercher des causes — même lorsqu’elles n’existent pas.
D’un point de vue évolutif, cela a beaucoup de sens. Si vous entendez un bruissement dans les buissons, il vaut mieux supposer qu’il s’agit d’un tigre et fuir, même si ce n’est que le vent. L’évolution nous a appris qu’il vaut mieux avoir tort qu’être mort. Peut-être est-ce pour cela que nous voyons des motifs dans le hasard, des liens entre des choses qui n’en ont pas.
Au Moyen Âge, on croyait que les comètes apportaient des désastres. La comète de Halley est apparue en 1066 — suivie par la bataille de Hastings. Affaire classée.
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Résumé
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Je construis un système d'IA pour prédire le S&P 500. Il tourne sur ma propre machine, utilise des données publiques gratuites — yfinance, FRED, le jeu de données Shiller — et évalue chaque prévision face à la réalité. Cette série documente la construction elle-même : les décisions, la méthodologie, les erreurs. Ce que je partagerai finalement du système en fonctionnement est une question séparée, et honnête.
Hier, je n'arrivais pas à m'arracher à l'ordinateur. Quand j'ai levé la tête, il était huit heures et demie du soir. J'étais resté seul à l'étage pendant environ trois heures.
L'IA va-t-elle prendre mon travail ? Un formateur certifié Google m'a dit en juin 2024 que ma profession cesserait d'exister. Vingt-deux mois plus tard, mon intitulé de poste n'a pas changé — mais quatre-vingt-dix pour cent de ce que je fais dans la journée est différent. J'ai délégué plus de ma réflexion à des agents IA que je ne l'aurais cru possible. Je n'ai pas peur. Voici pourquoi, et ce que cela signifie pour quiconque se pose la même question.
Une heure. Cinquante-cinq minutes. Voilà le temps qu'il m'a fallu pour construire ce qu'une société tchèque de logiciels avait chiffré à plus de 50 000 €. Je l'ai construit avec Claude Code. Pas un prototype. Pas une preuve de concept. Un outil fonctionnel — celui dont l'entreprise avait réellement besoin. Le soir même, il tournait sur un environnement de test. Ce n'est pas à propos de Claude Code. C'est à propos de ce que Claude Code met à nu.
J'ai mené environ cent cinquante entretiens pratiques au cours des quatre dernières années. Cinquante pour des postes de spécialistes en données. Une centaine pour des spécialistes en publicité et en marketing de performance. Dans la quasi-totalité des cas, il s'agissait de s'asseoir face à un candidat devant une tâche pratique — quelque chose de proche d'un problème réel que nous devons effectivement résoudre dans l'entreprise. Pas de théorie. Pas de trivialités. De la résolution de problèmes. Avec le temps, j'ai commencé à percevoir un schéma récurrent.
Avant d'enseigner quoi que ce soit à l'IA, il faut voir ce qu'elle vous cache.
Dès que d'autres personnes ont eu besoin d'y accéder, le problème a complètement changé. Il ne s'agissait plus de savoir si l'agent pouvait apprendre. Il s'agissait de savoir qui avait le droit de lui enseigner.
Je voulais construire un agent qui ne se contente pas d'assister. Un agent qui agit.
Voici ce que j'ai appris sur l'IA locale versus le cloud, et pourquoi je suis passé à Claude Code.
Je n'ai jamais vu un écart de connaissance aussi profond que celui lié à l'intelligence artificielle.
Quatre jours en Catalogne. Sans ordinateur, sans IA, presque sans réseaux sociaux. J'ai acheté ce carnet pour y noter ce à quoi je penserais et ce que je rencontrerais et apprendrais durant le voyage.
