Bonjour, je suis Richard. Sur ce blog, je partage des réflexions, des histoires personnelles — et ce sur quoi je travaille. J’espère que cet article vous apportera quelque chose de précieux.
Ma ville natale : Banská Bystrica
Banská Bystrica, Slovaquie et Carpates
Je viens de Banská Bystrica, une ville qui peut paraître petite à l’échelle européenne, mais dont l’histoire est riche et plurielle.
La principale raison de son importance était le cuivre. Banská Bystrica devint le centre de production et d’administration de la société Thurzo–Fugger, qui fut le plus grand établissement cuprifère du monde à son époque.
Autrefois appelée Neusohl en allemand, elle a longtemps été un carrefour de langues et de cultures. Au Moyen Âge, la ville était majoritairement germanophone, avant de devenir peu à peu bilingue allemand-slovaque, puis trilingue avec l’arrivée du hongrois. Ce patrimoine multiculturel est parfaitement incarné par Matthias Bel, l’une des figures historiques les plus marquantes de la ville. Il se décrivait comme « lingua Slavus, natione Hungarus, eruditione Germanus » — slave par la langue, hongrois par la nation, et allemand par l’éducation.
Aujourd’hui, la langue principale est le slovaque, bien sûr, mais l’esprit de l’Europe centrale plane toujours dans l’air. En traversant le centre-ville, on entend non seulement le slovaque, l’allemand ou le hongrois, mais aussi l’espagnol, le français et bien d’autres langues encore. C’est le reflet d’une identité européenne plus large. Plusieurs lycées proposent des programmes bilingues — en allemand, en français, en anglais ou en espagnol — souvent animés par des locuteurs natifs. Ma sœur et moi avons fréquenté une école bilingue espagnol-slovaque. Le multilinguisme nous semble donc parfaitement naturel, comme c’est le cas pour beaucoup de jeunes de notre ville.
Continuer la lecture
Résumé
Si vous avez des pensées, des questions ou des retours, n’hésitez pas à m’écrire à mail@richardgolian.com.