Richard Golian

Né en 1995. Diplômé de l’Université Charles de Prague. Responsable de la performance chez Mixit. Plus de 10 ans dans le marketing basé sur les données.

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Mon blog est plein de bots et d'agents IA

Pourquoi personne ne peut plus dire avec certitude combien de ses visiteurs sont humains
Richard Golian
Richard Golian · 180 lectures
Bonjour, je suis Richard. Sur ce blog, je partage des réflexions, des histoires personnelles, des découvertes et ce sur quoi je travaille. J’espère que cet article vous apportera quelque chose de précieux.

Il y a quelque temps, j'ai écrit sur la façon dont j'ai développé mon propre outil d'analytics. Je l'ai construit pour respecter la protection des données personnelles. À tel point qu'il n'a même pas besoin du consentement du visiteur. J'ai aussi raconté les problèmes que j'ai dû résoudre pendant le développement et comment l'IA m'a aidé en chemin.

La première version intégrait déjà la détection des bots et des comportements suspects (bots probables). Mais cela n'a pas suffi. Les visites, surtout les visites directes, étaient étrangement nombreuses et pesaient anormalement lourd dans le trafic total. J'ai donc décidé de replonger dans le sujet et d'améliorer mes propres analytics.

Aujourd'hui, après l'avoir affiné dans une large mesure, je lis avec intérêt des publications où quelqu'un affirme que 20 % des visites de son site sont des bots et 80 % des humains. J'ai répondu à quelques-unes, sur Threads par exemple, en disant que je le pensais aussi autrefois. Aujourd'hui, je dirais que sur votre site aussi, la proportion inverse est plus proche de la vérité.

Comment en suis-je arrivé à cette conclusion ?

Mon outil d'analytics : un interrupteur pour masquer les agents IA et une note sur des données annuelles sous-estimées
Mon outil d'analytics. Un interrupteur pour masquer les agents IA, et une note reconnaissant que la comparaison annuelle est sous-estimée pour l'instant, tant que les anciennes données contiennent des bots antérieurs au filtre.

Que reconnaissait comme bot la première version de mon outil ?

La première version reposait surtout sur deux choses. La première était simple. Je connais la liste des robots connus et je cherche leurs noms dans l'en-tête du navigateur. Googlebot, GPTBot, ClaudeBot, Amazonbot et d'autres. La seconde était un navigateur qui n'envoie pas la langue de la page. C'est souvent un signe discret qu'il n'y a pas d'humain derrière la visite.

Cela attrape les évidents. Mais un nouveau groupe de visites est apparu, que cela n'attrape pas. Ce sont des programmes qui se font passer pour un navigateur ordinaire. Pas de nom de bot dans l'en-tête. Les paramètres d'un humain. Le filtre d'origine ne les démasque pas.

Pourquoi le scroll ne prouve plus rien

Je me suis dit que je reconnaîtrais un humain à son activité sur la page. Il fait défiler, il lit, il clique. Il fut un temps où un robot ne faisait pas cela.

Ce n'est plus vrai. Ces nouveaux programmes exécutent réellement la page. Ils font défiler l'article, cliquent sur un bouton, se comportent presque comme un humain. Le scroll me dit que la visite a montré une certaine activité. Il ne me dit pas si un humain était derrière.

Détection des bots : plusieurs signaux à la fois

J'ai donc cessé de chercher un signal unique et j'ai commencé à les combiner. Aucun ne suffit à lui seul. Mais quand j'en réunis plusieurs, un score apparaît. Il me permet de marquer une visite comme probable agent IA même quand aucun signal isolé ne la trahit.

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Résumé

Les bots et les agents IA forment désormais la majorité du trafic web, non la minorité. Ma première détection reposait sur une liste de robots connus et sur la langue absente du navigateur. Mais le scroll et les clics ne prouvent plus qu'il y a un humain. Je suis donc passé à cinq groupes de visites, dont les non vérifiées, que je ne compte d'aucun côté. Les 80 % d'humains affichés par la plupart des outils ne tiennent probablement plus.

Questions fréquentes sur le sujet de l'article

Quel pourcentage du trafic internet vient des bots ?
Des rapports comme le Bad Bot Report d'Imperva situent le trafic automatisé à plus de la moitié du trafic web mondial en 2025. Et ce n'est que la part détectable. La part réelle est probablement plus élevée, car certains agents ne se distinguent plus des humains de manière fiable.
Comment savoir si une visite vient d'un bot ou d'un humain ?
Un seul signal ne suffit pas. Les programmes modernes envoient un en-tête normal, font défiler et cliquent. Il est plus fiable de combiner plusieurs signaux en un score qui démasque le probable agent même quand aucun signal isolé ne le trahit.
Pourquoi le scroll ne prouve-t-il pas que le visiteur est humain ?
Parce que les navigateurs automatisés d'aujourd'hui exécutent réellement la page, font défiler l'article et cliquent sur les boutons. Le scroll montre une activité, pas un humain.
Que sont les paramètres aléatoires dans l'URL comme ?subject= ou ?utm_source= ?
Ce sont les traces de programmes qui ajoutent à l'adresse leur propre code aléatoire comme marque interne ou comme test. On les reconnaît à la valeur illisible, non au nom du paramètre, si bien qu'une vraie campagne n'est jamais écartée.
Google Analytics est-il fiable pour détecter les bots ?
Les outils d'analytics, Google Analytics compris, ne filtrent que les bots qu'ils savent détecter et comptent le reste comme des personnes. La part d'humains qu'ils affichent est donc surestimée. Les humains confirmés ne représentent souvent que quelques pour cent, les machines plus de la moitié, et une grande part reste non vérifiée.
Richard Golian

Si vous avez des pensées, des questions ou des retours, n’hésitez pas à m’écrire à mail@richardgolian.com.

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